Assassinat de Samuel Paty

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, est assassiné et décapité à Éragny (Val-d'Oise) par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d'origine tchétchène, quelques minutes après avoir quitté son collège de Conflans-Sainte-Honorine. L'acte a été déclenché par son cours sur la liberté d'expression, durant lequel il avait montré des caricatures de Mahomet issues de Charlie Hebdo, provoquant une campagne de haine menée par Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, qui ont publié des vidéos diffamatoires sur les réseaux sociaux en divulguant son nom et son adresse. Cet attentat survient alors que se tient le procès des attentats de Charlie Hebdo de 2015 et peu après le « discours des Mureaux » d'Emmanuel Macron sur les séparatismes, suscitant une vive émotion : un hommage national est rendu à la Sorbonne et une minute de silence est observée dans tous les établissements scolaires le 2 novembre 2020. Sur le plan judiciaire, cinq collégiens sont condamnés en 2023 pour association de malfaiteurs, puis huit prévenus sont jugés en cour d'assises en 2024 pour « complicité d'assassinat » et « association de malfaiteurs terroriste », deux d'entre eux voyant leur peine réduite en appel en 2026 sans intention terroriste. En hommage, la Ville de Paris renomme le square de la place Paul-Painlevé en « square Samuel-Paty » dès septembre 2021, et le collège même où il enseignait est rebaptisé « Collège Samuel Paty » en mars 2025.