Syndicalisme enseignant en France

Voici un résumé complet et structuré de l'article sur le syndicalisme enseignant en France :

Le syndicalisme enseignant en France défend les intérêts des enseignants du primaire au supérieur. Depuis les années 1990, il est dominé par la FSU et l'Unsa Education, avec une présence notable de la CFDT et de Force Ouvrière, mais il connaît un net recul : le taux de syndicalisation est passé de plus de 45 % au début des années 1990 à moins de 30 % aujourd'hui, contre une moyenne nationale de 7 %.

Ses origines remontent au début du XXe siècle, avec la création en 1905 de la Fédération nationale des syndicats d'instituteurs (FNSI), malgré l'interdiction du syndicalisme pour les fonctionnaires, suivie en 1920 par le Syndicat national des instituteurs (SNI) issu des associations amicales.

Dans l'entre-deux-guerres, les syndicats enseignants s'intègrent aux confédérations ouvrières : la Fédération Générale de l'Enseignement (FGE) rejoint la CGT en 1930, et le SGEN est créé à la CFTC en 1937, tandis que le second degré s'organise progressivement avec le SPES en 1937.

Après l'interdiction sous le régime de Vichy, la Libération voit la transformation de la FGE en Fédération de l'Éducation nationale (FEN), qui devient autonome en 1947 suite à la scission de la CGT, et fonctionne selon un système original de "tendances" (autonomes, cégétistes, École Émancipée) jusqu'en 1992.

Malgré son recul, l'enseignement reste un bastion du syndicalisme français, bien plus syndiqué que la moyenne nationale, et son histoire reflète les évolutions du mouvement ouvrier et des rapports entre enseignants et confédérations.