Gisèle Halimi

Gisèle Halimi (née Zeiza Taïeb le 27 juillet 1927 à La Goulette et décédée le 28 juillet 2020 à Paris) est une figure emblématique de la lutte pour les droits des femmes, avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne. Dès les années 1950, elle défend les militants de l'indépendance algérienne, notamment Djamila Boupacha, et médiatise son procès en 1960 pour dénoncer la torture de l'armée française. Figure majeure du féminisme, elle signe le Manifeste des 343 en 1971 et fonde le mouvement Choisir ; sa défense lors du procès de Bobigny en 1972 contribue directement à l'adoption de la loi Veil (1975) qui légalise l'avortement. Elle marque aussi le droit pénal en défendant Anne Tonglet et Araceli Castellano, victimes de viol en 1978, ce qui aboutit à la loi de 1980 reconnaissant le viol comme un crime. Députée de 1981 à 1984 auprès de François Mitterrand, elle œuvre pour la parité et, avec Robert Badinter, abolit la distinction de majorité sexuelle pour les rapports homosexuels. Elle est également cofondatrice d'ATTAC en 1998, œuvre à l'UNESCO et à l'ONU, et publie en 2008 un essai proposant la « clause de l'Européenne la plus favorisée » pour harmoniser les droits des femmes dans toute l'Union.